Avancer dans le brouillard

Avancer dans le brouillard

Y voir clair dans un horizon bouché

Marche dans le brouillardIl fait gris et cette grisaille nous bouche l’horizon et nous refroidit le corps et l’âme.

Les paysages de novembre influent-ils sur notre humeur ou n’en sont-ils que le reflet ?

Difficile d’y voir clair dans cette période nébuleuse.

Comment continuer à avancer lorsque tout devient si flou et qu’on navigue à vue ?

Les repères habituels se dérobent. Pourra-t-on se réunir à Noël et célébrer à plus de cinq personnes la nativité ? Pourra-t-on faire la fête à Nouvel-An ? Et quels vœux pourrons-nous bien échanger à cette occasion ?

 

Et à plus long terme, voici qu’on nous prédit déjà de nouvelles zoonoses (maladies transmises de l’animal à l’humain), de nouvelles pandémies, conséquences directes des ravages causés par l’espèce humaine sur la terre, sans parler des menaces d’effondrements divers qui pèsent sur notre futur.

Lorsqu’on avance dans le brouillard de novembre, les paysages connus et les chemins qui les traversent deviennent plus mystérieux, parfois même menaçants. Où nous conduisent-elles donc, ces routes que l’on croyait familières ? Ne vont-elles pas nous amener malgré nous au mauvais endroit ?

Et lorsqu’on se retrouve devant une voie barrée et que nous sommes soudain empêchés d’avancer comme nous l’espérions, qu’il est difficile d’inventer alors un nouvel itinéraire au cœur de la grisaille ! Evenement annule

« Ce qui me pèse le plus durant cette période étrange, c’est que je n’arrive plus à me réjouir de ce qui se profile à l’horizon », me confiait récemment quelqu’un.

Pas de fête, pas de voyage, pas de retrouvailles, pas d’occasion de rencontres à l’agenda : la vie semble n’avoir d’autre perspective sinon la sortie de ce temps de pandémie, dont on ne sait pas combien de temps il durera.

A JollienEt puis, l’autre jour, j’entends le philosophe Alexandre Jollien s’exclamer sur un plateau de télévision en citant le maître zen Suzuki: « Le malheur, disait-il, c’est d’attendre d’avoir gagné au loto pour être heureux, la sagesse c’est d’être heureux avant d’avoir touché le jackpot. »

Comme si le brouillard qui bouche nos horizons aussi bien extérieur qu’intérieur était parvenu à nous faire oublier le miracle de la vie dont nous sommes les heureux bénéficiaires.

Nous sentir vivants : sentir les battements de notre cœur, les flux et reflux de l’air dans nos poumons, les sensations de chaleur, écouter de la musique, contempler les tableaux qui se succèdent sous nos yeux lorsque nous regardons dehors.

Nous sentir vivants : même si nous pensons nous être perdus dans des impasses grises et tristes, sans parler de celles dans lesquelles notre humanité n’arrête pas de s’engouffrer.

mer de brouillardNous sentir vivants : reliés les uns aux autres par des liens plus forts que les distances imposées, plus résistants que les séparations forcées, plus puissants même que la mort.

Nous sentir vivants : comme lorsqu’on sort pour quelques heures de la mer de brouillard et que les rayons du soleil éclairent et réchauffent nos vies devenues trop ternes.

Pour sortir du brouillard intérieur, je ne connais rien de mieux que de s’arrêter, d’écouter au plus profond de soi les mots silencieux d’un amour divin qui se murmure, de nous laisser toucher par une musique qui trouble notre âme en ses tréfonds et qui fendille les chapes de déprime que nous avons laissé s’abattre sur nous ou de méditer les textes qui nous ont été légués par les générations qui nous ont précédé.

Voici donc pour conclure quelques ressources que je vous propose en ces jours gris pour continuer de croire et d’espérer en la lumière

 Psaume 25 : Dieu, une boussoleboussole

Psaume écrit en suivant l’alphabet hébraïque

A toi, Seigneur j’adresse ma prière.

Bien ancré en toi, j’espère. Tu sauras me tirer de ce mauvais pas.

Car celui qui s’appuie sur toi ne tombe pas, mais ceux qui qui t’abandonnent s’effondrent.

Donne-moi je t’en prie des indications pour la suite, pour que je puisse continuer d’accorder ma vie à la tienne !

Enseigne-moi ! Que je sois sûr de marcher sur le bon chemin !

Fidèlement, tu me mets en sécurité, à chaque instant.

Garde moi d’oublier que tu m’accompagnes depuis toujours pour mon plus grand bonheur !

Honte à moi pour mes errances passées ! Ne m’en tiens pas rigueur ! Plus que de mes sorties de route, souviens-toi de moi, toi qui es si bon.

Il est si bon notre Dieu. Il va jusqu’à indiquer la bonne direction à ceux qui s’en sont écartés délibérément.

Jusqu’au bout, il cherche à orienter leur vie dans le bon sens. Au fil des

Kilomètres parcourus, il jalonne l’itinéraire de conseils utiles qui aident ceux qui s’y fient.

Liquide, Seigneur, le poids des dettes si grandes que j’ai envers toi !

Mystérieusement, Dieu est une boussole pour la personne qui lui fait confiance.

Nuit et jour, elle sera heureuse, et ses enfants auront un bon endroit pour vivre.

On n’imagine pas le degré d’intimité avec lequel Dieu se confie à ceux qui le respectent. Il leur dévoile les tenants et aboutissants de son alliance.

Pris au piège, je garde les yeux rivés sur lui, car c’est lui qui me tire d’affaire.

Que je puisse croiser ton regard Seigneur, car je suis tout seul et mal en point !

Regarde ma situation, vois comme je suis perdu, comme je me perds moi-même !

Soulage-moi de ce qui me pèse, de ce que je trimballe malgré moi et que tu connais si bien !

Tu sais parfaitement tout ce contre quoi je dois me battre, et comme c’est difficile.

Unifie-moi ! Que je ne me disperse pas loin de toi !

Vraiment, j’ai besoin de toi pour rester intègre. Viens à mon aide ! Viens à l’aide de tous ceux qui font appel à toi !

N’hésitez pas à m’envoyer les vôtres

Belle semaine à tous,

Christian Vez

Église ouverte

Un projet de l'Église Évangélique Réformée du canton de Vaud - Région Gros-de-Vaud-Venoge

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